*Turning into dust*

~ En manque ~
*Turning into dust*
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# Posté le samedi 01 août 2009 03:15

Modifié le dimanche 02 août 2009 12:32

Jesus Fucking Christ o_O"

Jesus Fucking Christ o_O"
Cellular phone conversation:

Charles: I fill up your tank!
Camilla: Yes you do!
Charles: Then you can cope.
Camilla: Then I'm all right.
Charles: What about me? The trouble is I need you several times a week.
Camilla: Mmm. So do I. I need you all the week. All the time.
Charles: Oh, god. I'll just live inside your trousers or something. It would be much easier!
Camilla: (laughs) What are you going to turn into, a pair of knickers? (both laugh). Oh, you're going to come back as a pair of knickers.
Charles: Or, God forbid... A Tampax. Just my luck! (laughs).
Camilla: You are a complete idiot! (laughs). Oh what a wonderful idea!
Charles: My luck to be chucked down a lavatory and go on and on forever swirling round on the top, never going down!
[they both contemplate the coriolis effect for a few seconds]
Camilla: (laughing) Oh darling!

# Posté le samedi 01 août 2009 02:49

Modifié le samedi 01 août 2009 03:11

I'll only fly away.

I'll only fly away.
Do not stand at my grave and weep
I am not there; I do not sleep.
I am a thousand winds that blow,
I am the diamond glints on snow,
I am the sun on ripened grain,
I am the gentle autumn rain.
When you awaken in the morning's hush
I am the swift uplifting rush
Of quiet birds in circled flight.
I am the soft stars that shine at night.
Do not stand at my grave and cry,
I am not there; I did not die.
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 14:45

De pierre et de cendre.

De pierre et de cendre.
Fire and Ice

Some say the world will end in fire,
Some say in ice.
From what I've tasted of desire
I hold with those who favor fire.
But if it had to perish twice,
I think I know enough of hate
To say that for destruction ice
Is also great
And would suffice.


Robert Frost.
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# Posté le vendredi 19 juin 2009 17:54

.Lacune béante.

.Lacune béante.
J'aurais dû ressentir la détresse dans ta chute, ce déniement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit.
Je comprends, ressens l'addiction qui te boit vers le fond; elle court en moi, m'attire vers toi.
Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main, ses écrits qui finalement remplaceront tes cris.
Une odeur de chair se dispute au parfum, prend possession de l'air.
Violemment aspirée par ce trou béant; il me regarde, atone, et me lance « maintenant ou jamais ».
Tous ces mots que nous n'avons jamais pu dire s'échangèrent dans le silence par les regards de nos deux êtres fissurés.

Doux moment, douce maman...

Sans faiblir, l'animadversion alimentait ce désir furieux de contempler enfin un spectacle commun.
Maintes fois, j'ai écrit un scénario implacable.
Chaque soir l'habit du malheur s'ajustait, inavouable.
Le temps, son œuvre, ne laisse de ces sombres heures que des flashs intercalaires de cet enfer effrayant qui nous brisa tous.
Des flots d'éthanol corrosif brûlaient tes choix. Voilà ce qu'il me reste de toi, la lente lumière chaude d'un soleil froid, ces rares instants profonds de communion voilant l'inévitable destruction.
Longtemps il n'est resté des ténèbres qu'une envie impatiente de partir, de grandir, abandonner l'antre imprégnée de fumée, baignée d'alcool, briser les chaînes du passé, créer l'irréel.
Mon idéal viscéral perdu dans les abysses d'une obscurité absolue. Ces doux accords dissonants de mélancolie, stridents, exhumèrent mon cadavre de l'ennui.
Nu face au monde, l'asphyxie paraît naturelle, artérielle.
Les âges peuvent courir, l'expérience nourrir, les ressentiments pourrir, les textures atonales et le temps donnent une chance de guérir.
L'insecte qui pullule, grignoteur de cellules, engraissé par l'abus, menaçant de mille somations, te dévora.
Emprisonné dans ta gorge, la bête affamée se referma.
Te voilà maintenant parmi les nôtres, ma mère bienveillante, apaisée aux côtés de ceux qui nous construisent.
Engrandissent, ceux qui nous ont appris à dominer cette sinistre folie atavique qui nous étreint toi et moi.

Nous n'aurons pu faire connaissance que sur la fin. Ces dernières heures muettes avant le départ, gorgées de sourires délicats, d'attention; ces souffles de compréhension ont gravé à jamais ma mémoire.
Je n'ai pu goûter que si peu à tout ça, c'est si dur, ça me manque
.

# Posté le mardi 24 mars 2009 13:22

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 14:56